Les photographes habitués à la technologie des films argentiques aiment à varier les films selon les sujets et les effets souhaités : ainsi on pourra préférer un film au rendu doux pour un portrait, un film contrasté pour un reportage dramatique, un film aux couleurs saturées pour un paysage ensoleillé…
Le nombre des films proposés par DxO FilmPack offre de très grandes latitudes de choix et d’expérimentation que ces quelques lignes de présentation pourront vous aider à éffectuer.
Les films couleur de projection et d’édition
Films inversibles, ou diapositives. Le support est transparent et les couleurs sont directes, pour la projection; le concept dérive du Kodachrome de 1936…mais ensuite ce type de film a été très apprécié dans les revues et l’édition, car pour la photogravure il permet de comparer visuellement le rendu de l’image et son impression. Parmi les profils DxO FilmPack figurent :
des films des années 70 à 90, très typés pour le paysage et le reportage comme les Kodachrome 25, 64 et 200, les Fuji Velvia, Kodak Ektachrome 100 VS, Kodak ExtraColor et Elite Chrome.
des films contemporains, souvent plus doux car destinés au scanner plus qu’à la projection, adaptés au reportage, au paysage mais aussi au portrait et au studio comme les Fuji Astia et Provia, Kodak Ektachrome 100G.
des films spéciaux à développement instantané comme les Polaroïds, dont le Polachrome à structure de grain avec une trame en lignes, comme un écran de télévision.
des profils génériques inspirés du rendu de films comme le Kodachrome ou le Fuji Velvia.
Les films couleurs pour le tirage papier et le scanner
Films négatifs, dont les couleurs inversées sont masquées par un support orangé ou brun interdisant toute vision directe de leurs couleurs, utilisés en majorité par le grand public pour les photos familiales. Ce type de film tenait la plus grande part du marché des pellicules avant le numérique, mais il existe aussi des variétés d’usage plus professionnel (studio, mariages) dont les profils sont reproduits dans DxO FilmPack :
films universels pour le paysage ou le voyage, comme les Fuji Superia 200 ou Kodak Elite Color.
films à portrait, studio, reportage de mariage comme les Kodak Portra 160 ou Fuji Reala.
films pour prises de vues saturées et dramatiques comme l’Agfa Ultra 100.
films rapides pour reportage faible lumière, comme la Fuji Xtra800 ou Superia 1600.
film instantané : Fuji FP100.
Le traitement croisé
Une tendance souvent employée en photo de mode ou photo créative contemporaine est l’inversion des teintes causée par l’emploi d’un traitement chimique pour négatif sur un film positif, ou le contraire. Les images obtenues par ces procédés semblent artificielles, avec des effets de lumière et des dominantes de couleur. DxO Film Pack offre ces deux simulations.
Original
Kodak Elite 100 (développement croisé)
Photo : Bachir Bendjeddou
Photo : Bachir Bendjeddou
Films négatifs noir et blanc
Le noir et blanc est toujours considéré par une majorité comme l’expression même de la photo artistique, et le traitement chimique de ces films reste aisé et attractif pour l’amateur. On distingue les films traditionnels caractérisés par leur grain assez grossier et irrégulier, et les films des années 90 qui intègrent un «grain tabulaire » aux formes plus géométriques mais surtout de plus petite taille. Enfin, il existe des films chromogéniques développés dans une chimie couleur et qui présentent un grain ultra fin et une structure d’image très douce :
films chromogéniques à rendu doux pour portrait, famille, etc, Kodak BW et Ilford XP
films à grain tabulaire très fin (100 ISO environ) et fin (400 ISO) : Kodak TMax et Ilford Delta
films traditionnels très fins et contrastés : Agfa APX, Ilford Pan F
films traditionnels de sensibilité moyenne : Ilford FP4 et HP5, Kodak Tri-X
films haute sensibilité à grain très marqué : Ilford HPS, Kodak T-Max 3200, Ilford Delta 3200
films infrarouge : Kodak et Rollei
films instantanés : Polaroïd
Filtres colorés
Appliquer un filtre sur l’objectif au cours de la prise de vue modifie la lumière qui va impressionner le film. Ce système était quasi incontournable en paysage dans les années 1950 ou 1960…puis a parfois été un peu oublié. Par exemple, un filtre retient la couleur proche de sa teinte et renforce les couleurs opposées : un filtre rouge va éclaircir les rouges et assombrir les verts, un filtre jaune renforce les bleus d’un ciel et un filtre bleu le décolore. En numérique, ces filtres s’appliquent sur un rendu noir et blanc et agissent réellement sur la couche de couleur concernée, pour rendre des effets conformes aux prises de vues originales :
filtres mixtes : couleurs froides et couleurs chaudes, qui peuvent être appliqués sur une vue noir et blanc ou couleur.
filtres pour noir et blanc, de couleur rouge, orange, jaune, bleu et vert : en pratique, comme les couleurs rendent des tons gris sur une image en noir et blanc, les filtres vont permettre de renforcer sélectivement certaines teintes et d’en affaiblir d’autres, conduisant à des variations de contraste sélectives non pas selon les tons de gris, mais selon les couleurs d’origine de la scène. Le filtre jaune et le filtre rouge ont toujours été employés en photographie noir et blanc traditionnelle pour assombrir le ciel et les végétations, alors que le filtre vert rend plus clairs prairies et feuillages. Il peut en revanche accentuer le hâle de la peau, tandis que les filtres jaunes et rouges la décolorent.
Virages pour films noir et blanc
La technique du virage est une application de produits chimiques qui changent la tonalité des tirages noir et blanc sur papier argentique. Naturellement, ces effets s’appliqueront en priorité à des images ayant déjà fait l’objet d’un traitement noir et blanc, avec application ou pas de filtre coloré.